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Dream to live clean?

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Les attentes et la réalité

Le métier du traducteur/interprète est au cœur de notre projet, car nos universités sont impliquées dans la formation de ces jeunes spécialistes qui pourront activement, dès le premier jour après avoir fini leurs études, entrer dans la vie de travail. Mais comment le garantir?

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Vous pouvez vous amusez à regarder l’image , pourtant elle reflète une situation courante et parle sur un ton humoristique du souci commun de l’Europe : le chômage et, en particulier, le chômage parmi les jeunes. « Bien qu'il ait diminué, passant de plus de 24 % en 2013 à moins de 15 % en 2019, le taux de chômage des jeunes reste très élevé dans l'UE (il atteint plus de 30 % dans plusieurs pays). Il est plus de deux fois supérieur au taux de chômage global (moins de 7 %) et cache de fortes disparités selon les pays.” Conformément à son objectif global, l’UE veut parvenir à un taux d'emploi de 75 % de la population en âge de travailler (20-64 ans).

 

Les jeunes sont confrontés à des difficultés spécifiques lors du passage de l'école au monde du travail. Les niveaux de chômage et d’inactivité des jeunes sont largement influencés par l’économie, mais ils peuvent aussi être dus à des problèmes structurels, y compris les résultats insatisfaisants en matière d’éducation et de formation.

C’est pourquoi nous ( le consortium de 7 universités) avons décidé de prêter notre attention à la profession de traducteur/interprète en amont et en aval en nous posant les questions suivantes:

 

  • Les langues étrangères (surtout l’anglais) sont devenues une partie importante de notre scolarité et de notre vie quotidienne, mais – peut-on construire la vie professionnelle sur la base de la connaissance de cette langue?
  • Ayant choisi les études de traduction/interprétation, les étudiants ont-ils une conscience suffisante de leur métier futur?
  • Les étudiants, ont-ils l’opportunité de se rapprocher au milieu du travail pendant un stage faisant leurs études?
  • Comment trouver un lieu de stage?
  • Comment renforcer le lien entre le lieu de stage et l’université ?
  • Comment perfectionner nos programmes d’études en conformité avec des changements dans le milieu professionnel ?

 

Pour répondre à ces questions, lors des programmes intensifs (2 semaines d’études intenses) à chaque étape de notre projet de 33 mois, nous avons toujours associé des professionnels à nos cours pour présenter leurs entreprises ou institutions, pour discuter entre eux autour des tables rondes, pour nous accueillir dans leurs bureaux in situ. Et nous avons collecté ces témoignages. Ils forment la partie « illustrative » de « Output 2 ». Les connaissances indispensables forment une pyramide.

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La partie « analytique » de nos résultats intellectuels représentée par le tableau ci-joint montre que, du côté des employeurs:

 

  • La connaissance de plusieurs langues étrangères (et non seulement de l’anglais) + de bonnes connaissances de la langue maternelle sont attendues par le milieu de travail. Les aspects différents linguistiques sont dispensés par les professeurs de nos universités respectives. Le tableau récapitulatif présenté en annexe de la partie « illustrative » montre quelle est la proportion de ce volet dans nos établissements.
  • La connaissance des langues étrangères doit être pratiquée à des objectifs concrets, par ex., pour développer le commerce international, créer une SARL, savoir gérer sa comptabilité en travaillant comme traducteur indépendant.

 

Le tableau des attentes et de la réalité montre que nos universités sont différentes par leurs approches à la formation des traducteurs/interprètes, des philologues ou des spécialistes des langues étrangères ainsi que et le volume accordé aux compétences demandées varie. Cependant l’interdisciplinarité est un atout pour tous. Les étudiants de droit qui ont participé à notre projet ont trouvé les activités de traduction et d’interprétation très attrayantes, surtout quand on comprend en profondeur les aspects juridiques de ce métier. Les futurs traducteurs ont du s’approfondir dans les questions d’entreprenariat et de leurs conséquences légales, et la connaissance (au moins théorique) d’un domaine professionnel autre que la langue rend la traduction plus facile et plus compétente. Pour tous, la maîtrise des outils informatiques et la connaissance des possibilités offertes par les logiciels et les applications innovatrices rendent le travail plus efficace et rapide. Donc, l’échange des compétences, en plus, dans un milieu multinational et plurilingue s’est avéré une composante valeureuse des programmes intensifs.

 

Une fois décidé quelle voie professionnelle choisir, il est important de s’assurer que le milieu de travail est intéressé à vous intégrer. Et mieux vaut le savoir déjà étant étudiant pour ne pas être déçu après. Le stage permet de vérifier si la voie choisie est la bonne. Il n’est pas rare que dans des cas heureux le lieu de stage devient le lieu de travail permanent. Pour ceci, il faut avoir l’intéressement des deux partis impliqués. Pour mieux équilibrer les attentes des entreprises et les cursus des universités, certaines d’entre elles, comme l’UBS de Lorient, ont créé des services spéciaux qui orientent l’étudiant vers le lieu de stage le mieux adapté. D’autres, comme Ventspils, ont signé des déclarations d’intention avec leur partenaire stratégique « Skrivanek Baltic ». Ces mécanismes permettent de renforcer les liens entre divers établissements afin d’être plus près du marché du travail, c’est-à-dire, de la réalité.

 

Le contact permanent entre les universités et les entreprises qui assurent les lieux de stage aux étudiants permet d’équilibrer les attentes et la réalité. Si les bureaux de traduction ont besoin de managers, il faut les former, si on demande des connaissances des CAT, il faut acheter des brevets pour les utiliser et former les étudiants à s’en servir, si les compétences d’un éventail de langues plus large sont attendues, il faut se concentrer sur de nouvelles langues etc. Grâce à ce contact avec le milieu professionnel, nos programmes d’études évoluent progressivement et la juxtaposition des attentes et de la réalité est le mécanisme qui incite à ajuster les enseignements à la réalité du marché du travail.

La vie professionnelle change, la vie académique est obligée de change avec.

 

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